Infections (épidémiologie, zona, uvéites…)

De nombreux virus sont responsables d’atteintes oculaires. Elles peuvent toucher toutes les tuniques oculaires, être isolées ou bien survenir dans un contexte systémique. Les atteintes résultent de la combinaison des effets de la réplication virale et des désordres immunologiques qu’elle peut induire, avec des conséquences fonctionnelles parfois ­irréversibles. Nous aborderons dans cet article les infections virales oculaires les plus fréquentes, ainsi que celles des viroses émergentes. Les syndromes de rétinites nécrosantes sont traités dans l’article sur les uvéites infe…

Optimiser la prise en charge en urgence des lésions cornéennes infectieuses est un enjeu majeur devant leur fréquence croissante, leur symptomatologie douloureuse bruyante, et surtout leur menace visuelle. Toute lésion cornéenne d’allure bactérienne impose une antibiothérapie probabiliste d’emblée maximale. La présence de critères de gravité exige une prise en charge hospitalière en urgence, le délai de prise en charge étant pronostique.

L’endophtalmie est une infection intraoculaire, potentiellement cécitante, causée par une prolifération bactérienne ou fongique développée aux dépens du vitré et/ou de l’humeur aqueuse. Selon la porte d’entrée, on distingue l’endophtalmie exogène, en rapport avec une effraction de la coque cornéosclérale secondaire à une chirurgie oculaire (cataracte, décollement de rétine, trabéculectomie), à une plaie pénétrante ou par propagation à partir d’un abcès cornéen. Plus récemment, des endophtalmies secondaires aux injections intravitréennes (IVT) anti-VEGF ou de…

D’origine bactérienne, virale ou parasitaire, les uvéites peuvent altérer la vision, voire conduire à la cécité. Il est donc primordial d’établir précocement un diagnostic afin de mettre en place un traitement adapté.

Le traitement systémique des uvéites non infectieuses sévères et/ou réfractaires repose encore de nos jours sur la corticothérapie [1]. Les formes réfractaires à une corticothérapie systémique, ou associées à une cortico-dépendance de haut niveau, nécessitent une stratégie d’épargne et l’adjonction d’un médicament immunosuppresseur, encore habituellement en 2e ligne, ou une biothérapie. Ce seuil de cortico-dépendance est défini à 10 mg/j d’équivalent prednisone [2]. Le choix de ces médicaments sera guidé par la gravité de l’atteinte oculaire, la maladie…

Un patient qui se plaint d’irritation oculaire plusieurs semaines après une conjonctivite infectieuse ou allergique, alors que l’épisode aigu est guéri, reste une évolution troublante mais classique. Cette défaillance de la surface oculaire peut parfois s’expliquer uniquement par l’importance de l’épisode infectieux ou inflammatoire, mais il existe le plus souvent une fragilité sous-jacente.

La douleur post-zostérienne est la complication la plus fréquente d’un zona aigu. Elle est généralement définie comme une douleur persistante au moins trois mois après le début de l’éruption même si d’autres critères notamment une douleur persistant un mois ou six mois après l’éruption, ont été proposés. La douleur post-zostérienne est une douleur neuropathique qui est définie comme une « douleur secondaire à une lésion ou une maladie affectant le système somatosensoriel ». La douleur neuropathique témoigne donc d’une véritable pathologie des systèmes…

Les pathologies chroniques plus encore que le vieillissement physiologique concourent au déclin fonctionnel des individus vieillissants et âgés. Il est mesuré sur la base de leur performance physique globale des activités instrumentales de la vie quotidienne (AIVQ) et des activités de base de la vie quotidienne (AVQ). Quand les AIVQ ou AVQ sont atteintes on parle de dépendance fonctionnelle. Le coût global de la prise en charge de cette dépendance est très élevé, sa prévention un enjeu de santé publique.

Les différents articles de ce numéro spécial des Cahiers d’Ophtalmologie, montrent à quel point le zona ophtalmique est une pathologie qui peut être sévère. Rappelons, pour mémoire, que le risque au cours d’une vie de présenter un zona, toutes localisations confondues est d’environ 25%, ce qui porte le risque de zona ophtalmique à environ 4%. Si aucune solution réellement préventive n’est mise en place, il est même probable que ce risque ne fasse que croître dans l’avenir compte tenu de l’augmentation de l’espérance de vie.

La prise en charge thérapeutique du zona ophtalmique reste un véritable challenge ­clinique. Un ensemble de mesures qui a pour but de préserver et de maintenir la ­surface oculaire. Des solutions en cours d’investigation pourraient déboucher sur un traitement étiologique de la KNT à moyen terme.

Le zona ophtalmique touche 2 à 6% de la population. Ses principales manifestations sont, par ordre de fréquence décroissante, l’atteinte cutanée, la kératite et la conjonctivite. Le diagnostic repose habituellement sur les caractéristiques cliniques de l’atteinte cutanée. Dans les formes atypiques, un diagnostic biologique peut être utile, basé notamment sur la PCR ou l’immunohistochimie. Un diagnostic précoce permettant de débuter le plus rapidement possible le traitement antiviral diminue le taux de complications du zona.

Une patiente de 69 ans, aux antécédents de cancer du sein 15 ans auparavant, se présente aux urgences ophtalmologiques pour une douleur de l’œil droit, associée à une éruption vésiculeuse homolatérale dans le territoire du V1, un ptôsis et une diplopie.

Un homme de 51 ans consulte pour des douleurs insomniantes de l'oeil droit évoluant depuis deux jours dans un contexte d'altération de l'état général. Il est originaire du Congo, ancien héroïnomane et séropositif pour le VIH, actuellement en rupture de thérapeutique antirétroviral.

Un enfant de 14 ans d'origine marocaine a été vu dans le cadre des urgences ophtalmologiques pour conjonctivite bilatérale, associée à un contexte d'altération de l'état général, de fièvre et de gingivo-stomatite sévère. Ce tableau était évolutif depuis 48 heures et s'associait à une toux expectorante dyspnéisante depuis cinq jours. Les antécédents sont marqués par un terrain atopique avec asthme, une varicelle en 2004, une amygdalectomie en 2013. Le calendrier vaccinal est aléatoire avec un rappel DTP non réalisé. Il n'existe pas de notion de prise…

Un homme de 60 ans est reçu en consultation pour baisse d'acuité visuelle droite, six ans après un épisode d'uvéite antérieure du même œil. Fermier de profession, il décrit une dégradation de l'acuité dans les précédents mois, retrouvée à 2,5/10 P10 le jour de la consultation, sans autre signe fonctionnel associé.

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Inflammation du segment postérieur de l’œil
Editorial : Pr Bahram Bodaghi

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Journée d’enseignement consacrée aux techniques chirurgicales en oculoplastie, sous la direction des Dr S. Fauquier, T. Malet et A. Marill. Au programme : présentations et discussions de cas cliniques, ainsi que retransmissions de chirurgies en direct du bloc opératoire autour du traitement du larmoiement, de la chirurgie du ptosis, de l’éviscération ou encore de la sécheresse oculaire.
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Journée des maladies vasculaires de la rétine de Bobigny

Bobigny - France

Organisé par les Pr Audrey Giocanti-Aurégan, Dr Franck Fajnkuchen.
Université Sorbonne Paris Nord - Campus de Bobigny.

44e Congrès ESCRS

Londres - Royaume-Unis

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DMLA en pratique

Paris, Maison de la Chimie - France

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