Infections (épidémiologie, zona, uvéites…)

Les uvéites postérieures associées ou non à des vascularites rétiniennes sont de causes multiples. Elles exposent à un risque élevé de complications ou de séquelles affectant la fonction visuelle si elles ne sont pas traitées ou restent insuffisamment contrôlées. L’étape clé du diagnostic étiologique est sa caractérisation clinique. Les examens complémentaires aideront ensuite à confirmer les diagnostics évoqués sur le tableau clinique et l’interrogatoire orienté.

Les uvéites postérieures (UP) atteignent la rétine en arrière de l’équateur, la choroïde, et peuvent s’accompagner de vasculites. L’œdème maculaire (OM) est la première cause de baisse d’acuité visuelle au cours des uvéites et complique 20 à 35% des uvéites postérieures. L’uvéite est impliquée dans 15% des cécités légales dans les pays occidentaux et impacte une population en pleine activité.

L’inflammation oculaire est un domaine qui a bénéficié de nombreuses évolutions sur les plans diagnostiques et thérapeutiques. Dans le cadre du 128e congrès international de la SFO, il apparaît intéressant de rappeler les dernières avancées dans ce domaine.

Les uvéites sont définies par l’inflammation du tractus uvéal (iris, corps ciliaire, choroïde), et par extension à la rétine, au vitré, aux vaisseaux rétiniens, à la papille. Les uvéites postérieures (UP) sont la deuxième forme anatomique (13-26%) la plus fréquente après les uvéites antérieures. Leur pronostic visuel peut être engagé, suivant l’étiologie et les complications telles que l’ischémie rétinienne, l’œdème maculaire ou papillaire. Une UP doit systématiquement être recherchée devant toute uvéite, au minimum par un fond œil bilatéral, et elle…

Le diagnostic de tuberculose oculaire reste difficile à établir, en particulier en France, du fait de la faible endémie. Il repose le plus souvent sur l’association de manifestations cliniques avec une intradermoréaction (IDR) à la tuberculine et/ou un test au quantiféron positifs, parfois associés à des lésions pulmonaires suspectes (à la radiographie pulmonaire ou au scanner thoracique). Le traitement repose sur la quadrithérapie antituberculeuse, dont la durée et l’association des molécules peuvent être modulées selon le type d’atteinte, infectieuse ou immunologique.

Les uvéites infectieuses représentent 20 à 30% de l’ensemble des uvéites et près de 50% des uvéites postérieures. Devant toute uvéite, l’origine infectieuse doit être recherchée avant la mise en place d’un traitement anti-inflammatoire corticoïdes ou immunosuppresseurs. La présentation clinique des uvéites infectieuses n’est pas toujours spécifique, d’où l’importance de bien conduire l’interrogatoire, d’orienter les examens complémentaires et de solliciter l’aide de l’infectiologue et de l’interniste.

La syphilis est une maladie sexuellement transmissible causée par le spirochete Treponema palladium, qui affecte surtout la peau mais aussi d’autres parties de l’organisme [1]. Selon le stade de la maladie, la syphilis acquise est classée en précoce (primaire, secondaire ou latente) et tardive (ou tertiaire). L’atteinte oculaire de la syphilis est polymorphe, rarement observée au cours de la syphilis primaire. Elle est plus fréquente pendant les stades secondaire et tertiaire de la maladie et peut atteindre toutes les structures de l’œil [2]. Le diagnostic de syphilis oculaire…

Les uvéites restent des maladies rares mais représentent encore la troisième cause de cécité mondiale, principalement par œdème maculaire chronique. Les corticoïdes demeurent le traitement de choix des uvéites non infectieuses, en phase aigüe ou en traitement de fond. L’arsenal thérapeutique disponible comprend différentes molécules avec des voies d’administration multiples et complémentaires.

Une certaine ambivalence ressort de l’utilisation des collyres anti-infectieux en ophtalmologie : d’une part, les concentrations et les posologies doivent être suffisamment importantes pour permettre de lutter efficacement contre l’agent infectieux ; d’autre part, leur toxicité locale n’est pas négligeable, entraînant souvent retards de cicatrisation et kératites toxiques. Le rôle du clinicien est alors de savoir distinguer ces lésions de celles engendrées par l’infection et l’inflammation en elles-mêmes. Cet article se propose de faire la synthèse de la iatrogénie des…

Mme C., 41 ans, psychiatre, nous a été adressée par un confrère pour un œdème cornéen. Elle ne présente pas d’antécédent ni sur le plan général, ni sur le plan ophtalmologique, notamment pas de poussées d’herpès, pas de port de lentilles, pas de chirurgie réfractive. À son arrivée dans notre service, elle se plaint d’une douleur et d’une vision qui s’est troublée en quelques jours.

L’abcès cornéen faisant suite à une intervention par Lasik est une infection rare et en diminution (on l’estime entre 0,02 et 1,5%) mais pouvant être très grave. Elle survient dans un délai moyen de 8,7 jours post-chirurgie chez des patients le plus souvent jeunes et en bonne santé, venant pour une chirurgie dite « de confort » sur un œil par ailleurs sain.

Les uvéites sont des inflammations intraoculaires correspondant à un groupe très hétérogène d’étiologies différentes. Elles représentent 10% des causes de cécité légale dans les pays développés et entraînent une morbidité importante, notamment dans une population en âge de travailler. L’œdème maculaire chez les pateints atteints d'uvéite (OMU) est une complication fréquente des uvéites (30%) et il est le plus souvent bilatéral. Il est la principale cause de baisse visuelle au cours de ces affections inflammatoires ou infectieuses.

Les angiographies avec produit de contraste sont des techniques d’imagerie essentielles dans le diagnostic et le suivi des uvéites postérieures. Elles sont complémentaires à l’examen clinique. Les angiographies permettent de confirmer des éléments détectés par l’examen du fond d’œil ou par d’autres techniques d’imagerie rétinienne (OCT, OCT-A…), de mieux apprécier l’intensité d’une inflammation du segment postérieur et ainsi de faciliter le suivi lors du traitement. Parmi ces angiographies, il existe depuis une quinzaine d’années une technique utilisant le…

La sarcoïdose, encore appelée maladie de Besnier-Boeck-Schaumann, est une pathologie inflammatoire chronique multisystémique d’étiologie inconnue et caractérisée par la présence histologique d’un granulome épithélioïde gigantocellulaire sans nécrose caséeuse. L’atteinte oculaire représente 11,8% des causes d’uvéites. Elle se manifeste plus fréquemment chez la femme, avec 2 pics d’apparition entre les âges de 25 et 29 ans et de 65 et 69 ans.

La sclérite est une inflammation rare (3 à 6 cas pour 100 000 personnes), survenant plus fréquemment chez les femmes entre 45 et 60 ans. La reconnaissance du type de sclérite (notamment nécrosante) et le diagnostic étiologique (maladie systémique, infection) sont essentiels pour guider la prise en charge. Dans les cas associés à une maladie systémique connue, le traitement de fond devra être renforcé. La coopération entre l’ophtalmologiste et le médecin interniste est essentielle.

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Inflammation du segment postérieur de l’œil
Editorial : Pr Bahram Bodaghi

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Organisé par les Pr Audrey Giocanti-Aurégan, Dr Franck Fajnkuchen.
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44e Congrès ESCRS

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