Rétine chirurgicale
Les kératoplasties endothéliales ont largement supplanté la kératoplastie transfixiante dans le traitement des décompensations endothéliales. En préservant la majeure partie de la cornée receveuse, la DSAEK et surtout la DMEK ont supprimé l’astigmatisme induit par la trépanation, le risque traumatique de réouverture cicatricielle et les complications liées aux sutures. La récupération visuelle est de ce fait plus rapide et le risque de rejet significativement réduit. Un certain nombre de complications spécifiques persistent néanmoins et font l’objet de ce chapitre.
Garantes de la sécurité et de la traçabilité des greffons, dont la demande ne cesse d’augmenter, les banques de cornée interviennent dans toutes les étapes de la chaîne, du prélèvement des greffons jusqu’à leur sélection. Les nombreux contrôles mis en place permettent de répondre aux exigences des lois bioéthiques sur les dons d’organes et de tissus.
La majorité des kératoplasties sont réalisées pour traiter des maladies de l’endothélium cornéen. Pourtant, la pénurie mondiale de cornées de donneurs reste un obstacle majeur. Dans ce contexte, plusieurs alternatives à la greffe classique sont actuellement développées : culture et transplantation de cellules endothéliales cornéennes (CEC), greffons endothéliaux bio-ingénierés, techniques chirurgicales sans transplantation de cellules et traitements pharmacologiques.
La kératoplastie endothéliale est devenue, en moins de 2 décennies, le traitement chirurgical de référence des défaillances endothéliales cornéennes en l’absence de cicatrice stromale associée. DSAEK ou DMEK ? Comment choisir pour proposer aux patients la technique la plus appropriée à leur profil ?
Le trou lamellaire a été initialement décrit par Gass en 1975 comme un defect fovéal partiel. Pendant de nombreuses années, il n’a pas été défini de manière précise et les études incluaient à la fois les trous lamellaires dits « dégénératifs » et ceux dits « tractionnels », qui correspondent en réalité aux membranes épirétiniennes avec pseudotrous et/ou fovéoschisis. Sa définition a ensuite été clarifiée en 2020 grâce au consensus d’experts par Hubschman et al.[1].
La chirurgie de la rétine présentée lors du congrès a principalement porté sur les pathologies maculaires, le décollement de rétine, la chirurgie diabétique et les nouvelles technologies d’imagerie peropératoire. Les discussions ont surtout concerné les indications chirurgicales et l’analyse fonctionnelle des résultats.
Le décollement de rétine rhégmatogène (DRR) est une urgence chirurgicale relativement rare dans la population générale (entre 6 et 18 cas pour 100 000 habitants par an selon les pays), mais nettement plus fréquente chez le myope fort. Cette pathologie concerne tout ophtalmologiste, spécialisé en rétine ou non. Ses mécanismes spécifiques, certains facteurs iatrogènes évitables et ses particularités chirurgicales méritent d’être connus de tous.
Les classifications des trous maculaires idiopathiques (TMI) de pleine épaisseur reposent sur différents éléments, et notamment leur taille, celle-ci permettant d’optimiser la technique chirurgicale. Les TMI petits et moyens peuvent être fermés dans presque tous les cas et sont de bon pronostic. Les grands TMI peuvent être fermés par des techniques de comblement mais la récupération visuelle restera limitée.
L’évolution des plateformes de vitrectomie au cours de la dernière décennie a profondément modifié la chirurgie vitréo‑rétinienne. Longtemps centrées sur l’augmentation de la vitesse de coupe et la miniaturisation des instruments, les machines actuelles cherchent désormais à maîtriser la dynamique des fluides intraoculaires. L’objectif est double : améliorer la sécurité chirurgicale tout en optimisant l’efficacité de l’aspiration.
Les trous maculaires (TM) de pleine épaisseur supérieurs à 650 µm, les TM qui persistent ou récidivent après un traitement conventionnel comprenant le pelage de la membrane limitante interne (MLI) avec ou sans lambeau inversé, et le décollement de rétine rhegmatogène (DRR) associé aux TM, en particulier dans les yeux myopes forts (FM), sont des problèmes chirurgicaux non complètement résolus. L’objectif principal étant de restaurer la fonction, il est important de recourir aux techniques adaptées au cas par cas.
Certains patients opérés d’un décollement de rétine rapportent des distorsions visuelles qui pourraient en partie s'expliquer par un déplacement rétinien postopératoire. Dans cet article, nous proposons une synthèse des données récentes concernant la physiopathologie de ce phénomène, son retentissement fonctionnel et l’impact des différentes techniques chirurgicales, ainsi que les stratégies susceptibles d’en réduire l’incidence.
Les membranes épirétiniennes (MEM) sont des proliférations fibrogliales superficielles de la rétine interne, dont la prévalence augmente avec l’âge, touchant près de 34 % des plus de 60 ans[1,2]. Leur chirurgie est devenue plus courante mais l’indication chirurgicale doit néanmoins rester fondée sur la gêne fonctionnelle.
Le faricimab est le seul anticorps bispécifique disponible dans le traitement actuel de l’œdème maculaire diabétique (OMD), ciblant à la fois l’angiopoïétine 2 et le VEGF-A.
Les complications rétiniennes chirurgicales de la myopie incluent les complications maculaires tractionnelles et les complications rétiniennes plus périphériques telles que les décollements de la rétine. Nous aborderons principalement dans cet article le thème de la chirurgie maculaire et des décollements de la rétine spécifiques au myope fort ainsi que des particularités chirurgicales.
Le trou maculaire (TM) est une pathologie relativement rare estimée à 8 cas pour 100 000 habitants. Sa prise en charge chirurgicale permet d’obtenir une fermeture chez plus de 95% des patients. Nous rappellerons dans cet article les indications chirurgicales adaptées à la taille du trou et les innovations récentes, notamment pour les TM réfractaires.
Les décollements rétiniens rhegmatogènes (DRR) constituent une urgence ophtalmologique fréquente associée à un risque élevé de perte de la vision si elle n’est pas prise en charge rapidement et correctement. Plusieurs facteurs influencent le pronostic visuel à long terme. L’objectif de cet article est de présenter les facteurs pronostiques clés qui influencent l’évolution de cette pathologie et de faire état des avancées récentes, notamment grâce à l’amélioration des technologies d’imagerie et des techniques chirurgicales, qui permettent une prise en charge plus…
L’application de l’intelligence artificielle (IA) dans l’analyse des rétinophotos a considérablement amélioré la détection précoce et le suivi des pathologies rétiniennes. Cette technologie offre la possibilité d’un dépistage à grande échelle, réduisant ainsi les délais d’attente pour les patients et permettant une prise en charge plus rapide des cas nécessitant une intervention. De plus, l’IA contribue à standardiser l’interprétation des images, réduisant la variabilité inter-observateur et améliorant la cohérence des diagnostics.
Cette session portant sur la visualisation et l’imagerie en peropératoire a été organisée par les Drs Rachid Tahiri et Joël Uzzan, et a été animée par des experts français spécialistes du domaine. L’ensemble des communications du congrès peut être visionné en replay sur le site Internet : www.sfretine-online.fr .
Les défects iriens induisent une sérieuse gêne esthétique et fonctionnelle. Le plus souvent d’origine traumatique ou postopératoire, ils concernent dans la majorité des cas moins d’un quart de la surface irienne mais peuvent parfois être plus importants, jusqu’à une aniridie complète. Les techniques réparatrices varient en fonction de la nature du défect : absence d’iris, iridodialyse ou mydriase paralytique. Le but de cet article est de faire le point sur les différentes méthodes chirurgicales de plastie irienne.
Dossier
Les bonnes et les mauvaises indications en chirurgie ophtalmologique
Editorial et coordination :
Aude Couturier et David Touboul
Dossier
Présent et futur des pathologies maculaires chirurgicales
Editorial : Aude Couturier
Dossier
La chirurgie des hémorragies vitréorétiniennes
Coordination : Véronique Pagot-Mathis
Rapport joint annuel SOP/SFO
Étoile Business Center (Paris) - France
Présenté cette année par le Dr Maté Streho, ce rapport proposera une synthèse des connaissances actuelles, des évolutions récentes et des perspectives qui façonnent aujourd’hui le recours à l’imagerie dans les différentes disciplines de l’ophtalmologie. Congrès gratuit sur inscription obligatoire.
Inscription : Lien
AOP 2027
La Défense - Paris - France
ateliers, plénières, sessions YO, communications libres et travaux pratiques permettront de faire le point sur les avancées de la spécialité, d’actualiser ses connaissances et de partager les pratiques entre professionnels.
Informations : Lien
FTO
Toulouse - France
13e Forum Toulousain d'Ophtalmologie
Espace Vanel à Toulouse
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Rétine en pratique
Maison de la Chimie, Paris - France
L’objectif de la journée Rétine en Pratique 2026 est d’offrir aux cliniciens une vue d’ensemble des DSR, pour mieux distinguer ce qui est grave de ce qui ne l’est pas, et aboutir à une prise en charge personnalisée des patients.
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A-RIO
Bordeaux, Cité Mondiale - France
focus sur les innovations médicales et chirurgicales en ophtalmologie à travers des cas pratiques, des formats interactifs, des interventions d’experts et des mini-symposiums industriels.
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EuMyS
Paris - France
European Myopa Society
CFSR (Club Francophone des spécialistes de la rétine)
Palais des Congrès - Paris - FRANCE
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Orthoptistes, étudiants, etc.
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